La catastrophe de Kolontar, en Hongrie, a ému la communauté écologiste avec raison, et des questions autour des rejets de l’usine d’aluminium Alcan de Gardanne se sont élevées.
Le directeur de cette vieille usine de Pechiney qui emploie près de 1800 personnes (emplois directs et induits) a affirmé hier dans la Provence qu’une telle catastrophe ne pourrait pas se produire ici, en raison de la différence de traitement qu’Alcan applique à ses résidus.
En effet, selon lui, les résidus sont lavés de la soude qu’ils contiennent et la partie liquide est évacuée au large de Cassis grâce à un pipeline de 50 km. Les rejets en mer ne contiendraient que 3 ou 4 grammes de soude. Une fois débarrassées de la partie liquide, les boues séchées sont « stockées » dans la colline, près de Bouc-Bel-Air.











Mais quoi qu’il en soit, qu’en est-il de la nécessité d’une loi passée en urgence ? N’est-ce pas encore un écran de fumée pour éviter le débat sur les Vraies questions du moment, et par la même occasion racoler du côté des bas-du-front ?